mercredi 30 juillet 2008

EdM à l'honneur dans Le Dauphiné Libéré

La ville de Chambéry est jumelée avec la ville de Ouahigouya au Burkina Faso. Le Dauphiné Libéré partage ici avec ses lecteurs ce qui peut amener une Savoyarde à s'installer au Burkina Faso et nous explique les projets d'EdM en Afrique de l'Ouest. Pour télécharger et lire l'article, cliquez ici.

dimanche 20 juillet 2008

Fiche programme d'ID-Ghana pour le premier semestre 2008

La fiche programme retraçant les avancées du premier semestre de 2008 a été finalisée ce mois-ci grâce à Véronique (pour la conception) et l'ensemble de l'équipe d'ID-Ghana et EdM à Poitiers. Vous pouvez la télécharger à partir de ce blog en cliquant ici. N'hésitez pas à la partager autour de vous!

samedi 19 juillet 2008

La Success Story de juillet au Ghana

Adwoa Pokua est mère de deux filles qu’elle a élevées seule. L’aînée vend du maïs et est également une partenaire d’ID-Ghana. Sa seconde fille vient seulement de terminer le lycée et attend ses résultats de fin de cycle. Adwoa avait l’habitude d’acheter des snacks de Dormaah (région Ashanti, centre du pays) où elle habitait pour les vendre à Accra. Mais vendant à l’époque à crédit, elle s’est bien vite trouvée confrontée aux mauvais payeurs. C’est alors qu’elle a décidé d’arrêter ce type de commerce pour déménager à Accra, où elle a démarré un petit commerce de vente de pâte de cassave et de maïs. Installée dans un premier temps à Ablekuma puis à Tabora (deux banlieues de l’Ouest d’Accra), elle arrive sur le marché d’Agbogbloshie à 6:00 du matin et le quitte généralement à sa fermeture vers 19:00. Sa rencontre avec ID-Ghana, elle l’a doit à un ami à elle qui, en 2006, lui indique le nom de l’organisation alors qu’elle est en butte à des problèmes de croissance. En effet, vendant de petites quantités, elle voit toute une clientèle lui échapper par manque de stock. Elle obtient ainsi son premier prêt le 24 mai 2006 d’un montant de GH¢ 80/- (€ 50/-). Ses second, troisième, quatrième et cinquième prêts se montent respectivement à GH¢ 150/- (€ 93/-), GH¢ 250/- (€ 156/-), encore GH¢ 250/- et finalement GH¢ 400/- (€ 250/-). En parallèle, elle parvient à épargner quelque GH¢ 225/- (€ 140/-), desquels elle a retiré GH¢ 65/- (€ 40/-) pour résoudre des problèmes familiaux. S’il on en croit Adwoa, les prêts que lui a accordé ID-Ghana lui ont fait grand bénéfice : elle a pu développer son activité à une époque où son capital était essentiellement constitué par de la dette. Avant 2006, ses ventes hebdomadaires s’élevaient à environ GH¢ 66/- (€ 41/-) ; aujourd’hui, elles atteignent GH¢ 900/- (€ 560/-) ! Mais ce n’est pas tout : cela a permis à elle et sa fille aînée d’épargner afin dans un avenir plus ou moins proche d’assembler leurs ressources pour acheter un lopin dans leur région natale. De plus, ces services de prêts et d’épargne lui ont permis de financer l’éducation de sa plus jeune fille jusqu’à la fin du secondaire ! S’agissant des formations, les apports d’ID-Ghana se sont également révélés précieux, notamment dans le domaine de sa relation à la clientèle, l’hygiène personnelle – fort importante dans son domaine – et également la gestion de son budget familial. Des projets d’avenir ? Adwoa en a plein la tête : construire une maison sur son lopin quelle va acheter conjointement avec sa fille, et même avant cela, financer des études à sa seconde fille au moins jusqu’à l’université !...
Adwoa en compagnie de Mme Jacquemot, la femme de l'Ambassadeur de France au Ghana, pendant une visite de terrain à Agbogbloshie le 13 juin 2008. Au second plan : Alexander Sackey & Emmanuel, respectivement le Responsable d'agence et l'un des deux agents de crédit d'Agbogbloshie

vendredi 18 juillet 2008

La Success Story de juillet au Bénin

Ce mois-ci la Success Story nous vient d'Edmond Agbossaga, le responsable Mission Sociale d'ALIDé au Bénin. Dame Donvide est originaire d’Agonlin Covè dans la région centre du Bénin, mais est née en 1974 à Cotonou, où ses parents étaient venus il y a quarante ans pour chercher un emploi et ne plus repartir. C’est aussi à Cotonou que DONVIDE Léontine a connu SOGNONOU Daniel, vendeur dans une petite boutique avec qui elle a actuellement six enfants. Les deux aînés sont âgés respectivement de 20 et 17 ans, et elle a aussi deux paires de jumeaux de 14 et 5 ans. Elle est très fière de son garçon aîné de 17 ans et des jumeaux de 14 ans qui ont tous trois obtenus le Certificat d’Etude Primaire et continuent leur scolarité dans un collège de la place. Pour elle, la formation dispensée par ALIDé sur la nécessité de scolariser les enfants est la meilleure à donner aux femmes analphabètes comme elle.Dame DONVIDE vit actuellement dans l’un des quartiers populaires de Cotonou. Son habitation comprend deux pièces et est très précaire et trop exiguë pour une famille de huit personnes. Si Dame Donvide s’en accommode pour elle, elle continue à lutter pour l’amélioration des conditions de vie et d’étude de ses enfants.Suite à une maladie, elle avait perdu son activité de vente de maïs, mais n’était pas restée inactive. Elle achetait à crédit puis remboursait chèrement à ses fournisseurs après avoir revendu maïs et condiments. Informée par d’autres partenaires de l’existence des microcrédit ALIDé, elle a sollicité et obtenu l’appui de l’institution de microfinance pour se libérer de sa dépendance vis-à-vis de ses fournisseurs.Elle a obtenu son premier prêt ‘Coup de Pouce’ le 18 décembre 2007 pour un montant de 10 000 FCFA. Ce crédit a beaucoup contribué à l’amélioration de son mini restaurant, elle a ajouté la vente de riz à celle de maïs et diversifié son activité, et aussi à l’amélioration des conditions de vie de sa famille. Son revenu a augmenté de 2 000 FCFA par semaine et elle a pu reconstruire sa petite baraque pour attirer plus de clients. Avec son dernier crédit de 20 000 FCFA, elle a renforcé son activité et nourrit l’ambition d’aller plus loin pour être capable de soutenir ses enfants dans leur cursus scolaire.
La Success Story de Dame Donvide