La culture des produits maraîchers est une activité qui est de plus en plus pratiquée par les paysans burkinabè après la saison des pluies.
Jean-Baptiste Compaoré, paysan résident à Tansèga, une localité située à quelques 35 Km de Ouagadougou, capitale politique du Burkina-Faso, fait partie de ces braves cultivateurs qui travaillent chaque jour pour gagner leur pain quotidien.
Originaire de Tansèga, Jean-Baptiste cultive dans son jardin choux, piments et courgettes. Il est également pépiniériste et pratique aussi l’élevage.
Membre du groupement Wend Waoga, qui est composé de huit hommes, il est marié et père de sept enfants dont quatre scolarisés. La famille habite dans une concession à cinq maisons dont trois cases sont pour sa famille.
Dès son jeune âge, Jean Baptiste a appris la production de produits maraîchers auprès de son père qui avait pour activité génératrice de revenu ce type d’agriculture.
L’équipement nécessaire à la production est constitué d’arrosoirs, de seaux, de pique haches, de pelles, de dabas* à quatre « dents », de râteaux, de petites dabas* pour la culture des plants et de barres à mine pour creuser des puits puisque l’activité n’est pas exercée au bord d’un barrage.
Cependant, les difficultés majeures rencontrées dans l’exercice de cette activité sont relatives à l’assèchement des puits car pour maintenir un bon niveau d’eau durant toute l’année pour la production, l’intérieur du puits doit être recouvert de sape. Les maraîchers ont donc besoin en matériaux tels que le ciment et le sable, mais cela représente un gros investissement et reste un facteur limitant. Jean-Baptiste est dans cette situation car il ne peut financer une telle dépense qui pourtant lui permettrait d’être plus productif.
Pendant la saison pluvieuse, Jean-Baptiste se réveille à trois heures du matin pour se rendre à son jardin, puis se dirige vers son champ à partir de huit heures pour les travaux champêtres. A la fin de la journée vers seize heures il repasse travailler au jardin pour faire notamment un suivi des plants. Il veut arroser avant la nuit, mais surtout vérifier la présence de vers destructeurs et de parasites pour utiliser des pesticides si besoin et préserver ses légumes.
Bien que proche de la capitale, la population de Tansèga mène des activités agro-pastorales et en dépit de leur proximité avec la grande ville, il ne leur est pas facile de se rendre à Ouagadougou dans les caisses de microfinance. Le groupement Wend Waoga bénéficiait d’un appui-conseil de la radio locale « Vive le Paysan » qui l’a orienté vers la Banque Agricole et Commerciale du Burkina (BACB), banque avec laquelle il a travaillé pendant dix ans.
Mais Jean-Baptiste et son groupement ont entendu parler d’AsIEnA la méthodologie de cette institution de microfinance qui promeut l’auto prise en charge leur a plu, et aussi le fait qu’AsIeNa soit équipé d’une agence mobile et vienne rencontrer le groupement sur place tous les mois. Ils se sont donc orientés vers cette nouvelle structure et se sont constitués en une Mutuelle Solidarité (MUSO).
C’est ainsi que depuis trois mois, Jean-Baptiste est partenaire de l’IMF et dispose d’un compte à AsIEnA. Il en est à son premier crédit d’un montant de 25 000FCFA. Cela lui a permis d’acquérir des intrants (semence de courgette, pesticide) pour la production.
Actuellement, Jean Baptiste commence à récolter ses légumes et les écoule sur le marché local, il a déjà réalisé un chiffre d’affaires de 17 550FCFA, mais la saison n’est pas fini et il espère pouvoir au moins doubler ce revenu avec la vente du reste de sa production. Il a prévu de réutiliser son bénéfice pour rembourser le crédit bien sûr, mais aussi pour lancer une deuxième phase de production.
Après avoir soldé son premier crédit avec AsIEnA, il a pour projet de contracter un second prêt plus élevé pour rétablir et améliorer le niveau de deux puits qui sont actuellement mis au rebus.
(Rapportée par Armel Guenguere)
* la daba est un outil local, une petite pioche
Jean-Baptiste Compaoré, paysan résident à Tansèga, une localité située à quelques 35 Km de Ouagadougou, capitale politique du Burkina-Faso, fait partie de ces braves cultivateurs qui travaillent chaque jour pour gagner leur pain quotidien.
Originaire de Tansèga, Jean-Baptiste cultive dans son jardin choux, piments et courgettes. Il est également pépiniériste et pratique aussi l’élevage.
Membre du groupement Wend Waoga, qui est composé de huit hommes, il est marié et père de sept enfants dont quatre scolarisés. La famille habite dans une concession à cinq maisons dont trois cases sont pour sa famille.
Dès son jeune âge, Jean Baptiste a appris la production de produits maraîchers auprès de son père qui avait pour activité génératrice de revenu ce type d’agriculture.
L’équipement nécessaire à la production est constitué d’arrosoirs, de seaux, de pique haches, de pelles, de dabas* à quatre « dents », de râteaux, de petites dabas* pour la culture des plants et de barres à mine pour creuser des puits puisque l’activité n’est pas exercée au bord d’un barrage.
Cependant, les difficultés majeures rencontrées dans l’exercice de cette activité sont relatives à l’assèchement des puits car pour maintenir un bon niveau d’eau durant toute l’année pour la production, l’intérieur du puits doit être recouvert de sape. Les maraîchers ont donc besoin en matériaux tels que le ciment et le sable, mais cela représente un gros investissement et reste un facteur limitant. Jean-Baptiste est dans cette situation car il ne peut financer une telle dépense qui pourtant lui permettrait d’être plus productif.
Pendant la saison pluvieuse, Jean-Baptiste se réveille à trois heures du matin pour se rendre à son jardin, puis se dirige vers son champ à partir de huit heures pour les travaux champêtres. A la fin de la journée vers seize heures il repasse travailler au jardin pour faire notamment un suivi des plants. Il veut arroser avant la nuit, mais surtout vérifier la présence de vers destructeurs et de parasites pour utiliser des pesticides si besoin et préserver ses légumes.
Bien que proche de la capitale, la population de Tansèga mène des activités agro-pastorales et en dépit de leur proximité avec la grande ville, il ne leur est pas facile de se rendre à Ouagadougou dans les caisses de microfinance. Le groupement Wend Waoga bénéficiait d’un appui-conseil de la radio locale « Vive le Paysan » qui l’a orienté vers la Banque Agricole et Commerciale du Burkina (BACB), banque avec laquelle il a travaillé pendant dix ans.
Mais Jean-Baptiste et son groupement ont entendu parler d’AsIEnA la méthodologie de cette institution de microfinance qui promeut l’auto prise en charge leur a plu, et aussi le fait qu’AsIeNa soit équipé d’une agence mobile et vienne rencontrer le groupement sur place tous les mois. Ils se sont donc orientés vers cette nouvelle structure et se sont constitués en une Mutuelle Solidarité (MUSO).
C’est ainsi que depuis trois mois, Jean-Baptiste est partenaire de l’IMF et dispose d’un compte à AsIEnA. Il en est à son premier crédit d’un montant de 25 000FCFA. Cela lui a permis d’acquérir des intrants (semence de courgette, pesticide) pour la production.
Actuellement, Jean Baptiste commence à récolter ses légumes et les écoule sur le marché local, il a déjà réalisé un chiffre d’affaires de 17 550FCFA, mais la saison n’est pas fini et il espère pouvoir au moins doubler ce revenu avec la vente du reste de sa production. Il a prévu de réutiliser son bénéfice pour rembourser le crédit bien sûr, mais aussi pour lancer une deuxième phase de production.
Après avoir soldé son premier crédit avec AsIEnA, il a pour projet de contracter un second prêt plus élevé pour rétablir et améliorer le niveau de deux puits qui sont actuellement mis au rebus.
(Rapportée par Armel Guenguere)
* la daba est un outil local, une petite pioche